Fisheye Gallery

Arles 2022

Exposition passée
04.07.2022 30.09.2022

Delphine diallo

Golden age


sandrine elberg

Rêves cosmiques


theo gosselin

on the road again


christine spengler

vierges et toreros

delphine diallo

Delphine Diallo revient ainsi sur toutes ses thématiques engagées avec comme leitmotiv « la transmutation du corps féminin » : Une photographe qui assume pleinement l’hybridation de son travail, féministe, historique, spirituelle et thérapeutique.

Pour cette nouvelle édition des Rencontres de la Photographies d’Arles, la Fisheye Gallery est ravie de présenter la nouvelle série de Delphine Diallo Golden-Age.

Fruit de sa rencontre avec Amya, un grand collectionneur d’objets d’art africains des États-Unis, la série mélange portraits et collages inédits. Accompagnée de trois femmes noires représentants trois beautés physiques du continent africain – Soleïta la Congolaise, Oyte l’Érythréenne, et Johanna la Nigériane –, Delphine Diallo amorce, selon ses termes, « la transmutation du divin ». La portraitiste utilise dans ses clichés des objets traditionnellement conçus, il y a des siècles, pour des objectifs spirituels : des rituels de protection ou de rites de passage entre l’adolescence et l’âge adulte. Des objets sacrés qui une fois extraits de leur continent d’origine, perdent leur rôle.

À travers son travail hybride, Delphine Diallo redonne une place dans l’histoire moderne et contemporaine de l’art à ces objets ancestraux. L’espace ainsi ouvert accueille une connexion spirituelle, les femmes s’approprient l’objet enfin ressuscité.
Cette série s’inscrit également dans l’évolution du travail féministe de Delphine Diallo et nous fait prendre conscience du rôle du corps de la femme noire à travers l’histoire coloniale. « On
n’est pas des objets ! Nous sommes des sujets ! », affirme-t-elle.

Ouvrant la conversation avec ses amies- modèles, la photographe replace dans son contexte historique et spirituel les rituels animistes liés aux éléments de la nature et de l’éducation.

Delphine Diallo revient ainsi sur toutes ses thématiques engagées avec comme leitmotiv « la transmutation du corps féminin » : Une photographe qui assume pleinement l’hybridation de son travail, féministe, historique, spirituelle et thérapeutique.

Sandrine elberg

Les rêves cosmiques de Sandrine Elberg

Cette année, à l’occasion des Rencontres d’Arles, la Fisheye Gallery retrace les différentes recherches de Sandrine Elberg menées ces dernières années. Elle brouille les pistes du réel et de l’imaginaire, du scientifique et du fantasmé pour construire une réalité qui n’existe qu’à travers son oeuvre. Qu’est-ce qui différencie alors une poussière déposée sur un papier photo d’une étoile perdue dans l’espace ? Les procédés qu’elle utilise sont variés, complexes, parfois imprévisibles. Au coeur de sa démarche guidée par l’expérimentation, la science même de la photographie est explorée, examinée.

Photographie, photogramme, solarisation, utilisation des négatifs et puis sérigraphies – entre autres – permettent à Sandrine Elberg de retrouver les thèmes qui la fascinent depuis son plus jeune âge : les astres, l’univers, le cosmos. Il fallait ainsi invoquer l’envoûtante poésie, le mystère persistant de son œuvre et se laisser porter vers un monde où le réel se frotte à l’imaginaire des espaces infinis.

Dans une installation aux contours immersifs, la galerie propose, comme dans un rêve, un voyage parmi les astéroïdes, les galaxies et les supernovæ : un rêve cosmique.

Théo Gosselin

SCROLL