Fisheye Gallery

Research at the End of the World

Exposition en cours
16.03.2019 13.04.2019

L’exposition Research at the End of the World propose de mettre en regard deux aspects du travail documentaire de la photographe et chercheuse Anna Filipova. L’engagement de cette dernière dans la lutte pour la compréhension des enjeux liés au réchauffement climatique permet de confronter une réalité malheureusement palpable à la beauté des paysages polaires. Pour Anna Filipova, l’Arctique est l’endroit le plus fascinant mais également le plus en danger. Ce territoire éphémère de glace fond, se reforme, disparaît et réapparaît au fil des saisons, comme des inspirations et des expirations. Là plus qu’ailleurs, on y mesure la fragilité de notre planète.

Avec une dizaine d’images grand format, la série Research at the End of the World contextualise les efforts de la communauté scientifique dans une typologie des équipements mis en place par les chercheurs aux confins de l’Arctique, entre poésie et document. Ces photos ont été réalisées au-delà du 79e parallèle nord, dans la base scientifique la plus au nord de notre planète, où se côtoient des chercheurs de plus de onze nationalités différentes. Y vivent des femmes et des hommes qui œuvrent chaque jour à collecter des données via des structures à la beauté surréaliste, en bravant un environnement extrêmement hostile à la vie pour, paradoxalement, la comprendre et la protéger ailleurs sur la planète.

Dans la série Qaanaaq présentée en miroir, Anna Filipova développe une vision plus intime, en petit format, de la question du climat à Qaanaaq, au nord du Groenland. Cette ville (656 habitants en 2013) construite dans les années 1950, sans considération du réchauffement planétaire, est aujourd’hui la ville habitée la plus proche du pôle Nord et sur le front de la bataille contre le changement climatique. Ses habitations bâties sur le pergélisol (permafrost), un sol de glace qui ne fond théoriquement jamais, s’effondrent à mesure que les fondations s’affaiblissent. La fonte progressive de ce sol unique, jusqu’alors gelé de façon permanente, affecte le mode de vie de plus en plus bouleversé, d’une saison à l’autre, de ces citoyens historiquement chasseurs.
Alarmiste par nature, Anna Filipova propose cependant dans ses images une vision plus introspective de la question climatique et de notre rapport à notre environnement.

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